Santé connectée, les dernières innovations

À plusieurs reprises, il nous a été possible de voir quels sont les produits connectés, apportant des renseignements sur certaines des valeurs de santé que nous souhaitions connaitre. Nous avons déjà écrit quelques articles, ici et , pour parler de ce sujet. Aujourd’hui, si nous revenons sur ce sujet, c’est pour parler de la concurrence féroce que certaines firmes se livrent, avec un appui plus ou moins prononcé des fabricants de smartphones, tel que Apple. Rétrospective sur un sujet délicat.

Et ma santé… Tu connais ?

Apple a mis à disposition un SDK nommé HealthKit. Ceci permet aux constructeurs et développeurs d’intégrer des informations, venant de leurs produits directement dans le système de gestion de santé d’iOS.

Grâce à ce système, les utilisateurs d’appareils tels que iPhone peuvent, à tout instant, suivre la progression de leur état de santé, des efforts physiques réalisés ou d’un changement dans leur métabolisme. Un des exemples est le suivi cardiaque par le biais de l’Apple Watch, pouvant prévenir des risques d’arythmie.

Vidéo lors du lancement de HealthKit, lors de la Keynote pour iOS 8:

Cette solution de suivi a bien évidemment été intégrée au sein de l’Apple Watch. Pour le suivi des mouvements, du rythme cardiaque, du sommeil.

L’un des concurrents les plus directs est Nokia (suite au rachat de Withings et sa ligne de produits orienté Santé). Plusieurs de ses produits vont permettre un suivi très précis de votre état de santé (pression, sommeil, activité physique, etc…)

Tout comme les autres montres de la gamme, Steel HR présente un écran principal indiquant l’heure et une petite aiguille – désormais situé en bas du cadran de la montre – qui indique le pourcentage d’activité réalisé dans la journée par rapport à l’objectif fixé. Cet objectif d’activité (par exemple 10 000 pas) se règle dans l’application gratuite dédiée « Health Mate » (disponible sur iOS et Android) et permet à l’utilisateur de voir en un clin d’œil sa progression tout au long de la journée. Steel HR est alimentée par une batterie rechargeable pouvant durer jusqu’à 25 jours, une durée de vie record pour un tracker d’activité incluant la mesure du rythme cardiaque. Après environ 25 jours de suivi de la fréquence cardiaque, Steel HR passe automatiquement en mode économie d’énergie, permettant à l’utilisateur de profiter jusqu’à 20 jours supplémentaires de batterie. Dans ce mode économie d’énergie, Steel HR suit l’activité basique de l’utilisateur, y compris la marche et la nage (étanchéité jusqu’à 50 mètres de profondeur).

Petite vidéo de présentation, avec déballage et couplage sur smartphone:

Dans la même lignée, Nokia a également relooké le brassard Tensiomètre BPM+, qui permet de suivre sa tension (en complément au suivi cardiaque).

Vidéo de démo:

Et pour compléter, le thermomètre de Nokia, également provenant de liste des produits développés initialement par Withings:

Tous ces produits opèrent avec HealthKit et remontent les informations dans ce Dashboard consolidé. On peut constater quelques redondances avec les capteurs de l’Apple Watch, on peut parier qu’Apple va enrichir dans le futur les possibilités de sa smartwatch, dans le domaine de la santé.

Un des secteurs dans lequel Apple a également investi, c’est celui de la prévention du diabète. Pour ceux qui seraient avec un diabète de type 2, plusieurs fabricants ont proposé des appareils pouvant aussi travailler avec HealthKit. Un exemple est le système proposé par Ascencia, le Contour Next One.

Petite vidéo d’introduction:

Comme vous pouvez le constater, cela évolue sans cesse, le système demandant tout de même toujours une prise de sang (une goutte suffit). Il existe maintenant aussi des patches pouvant être placés sur l’avant-bras et scannés via NFC, pour transmettre les informations en temps réel sur la glycémie.

En résumé, la santé connectée, c’est bien ?

Oui, on peut dire que cela apporte une plus grande visibilité sur notre état de santé et sur les suivis à devoir prendre en considération au quotidien. Il n’est pas aisé pour tout le monde de faire attention à sa santé, d’autant plus quand on a une pathologie spéciale (hypertension, diabète, etc…). Les outils permettant de connecter le tout avec une vraie analyse quotidienne aident sans le moindre doute les patients ayant besoin d’une attention particulière. Mais comme dans tous les cas de partages de données, inquiétude sur la confidentialité et l’usage de ces données inquiètent le plus grand nombre d’usagers. Cela fait partie d’une approche plus saine avec son médecin et une précision que seule des études de laboratoires, sur plusieurs personnes et plusieurs cas, échantillonnés sur des années, permettant de donner des solutions et des traitements adaptés. Le partage des données est avant tout dans ce but. À nous de toujours bien nous en assurer.

A propos Michel 171 Articles
Passionné de technologies variées et diverses, je n'écris que sur des choses qu'il m'a été donné d'expérimenter personnellement. Je travaille dans le secteur de l'informatique depuis 20 ans et en collaboration avec Fred, j'anime le blog avec des articles en français. J'espère que vous trouverez le contenu utile et je suis ouvert aux suggestions ! Bonne lecture.

2 Commentaires

  1. Le problème n’est pas sur la confidentialité des données, mais sur leurs gouvernances. Avec un petit tour de prestidigitation, on va vous faire croire qu’elles sont sécurisées, et confidentielles. Mais alors, pourquoi les données de votre voiture qui seront toutes munies d’une boîte noire, peuvent être saisie par votre police, et votre assureur, sans avoir besoin d’aune autorisation d’un juge. Surveillance massive automatique et systématique, autorisation légale d’intrusion dans nos systèmes numériques, exploitation de nos données pour un ranking social calculé en Chine… Ou donc l’humanité se dirige-t-elle ? Vers plus de libertés (réduction de nos rôles et activités, contrôlées par des ERP, nous réduisant au rôle ordonné, contrôles parentaux, puis d’adultes…) ? Vers plus d’intelligences (reflux de l’effet Flynn, en Europe et US…) ? Vers plus de bienveillance ? Evoluons-nous vers plus de confiances, ou de contrôles ?

    • Bonjour Pascal,

      Je comprends tes remarques. Je me positionne en tant qu’utilisateur, avec une pathologie qui requiert un suivi très étroit avec le médecin. Ces outils nous permettent de gagner en efficacité et rapidité, lors de symptômes pouvant entrainer de graves répercussions (j’en parle par expérience, ayant vécu cette situation). Avec un suivi dit « traditionnel », certains accidents, notamment vasculaires ou diabétiques n’auraient pas pu être évités ou traités à temps. C’est dans cette optique que les solutions de santé connectés apportent une véritable réponse à des besoins concrets. La confidentialité et la gouvernance étant bien entendu un débat important, il ne faut pas oublier le but premier de ces produits: aider des personnes à mieux vivre, se soigner de façon adaptée et permettre aux professionnels de la santé d’agir efficacement et rapidement en cas d’urgences.

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